Atteintes aux personnes
En bref
Ce sont trois délits contre la liberté qui apparaissent souvent ensemble dans une même plainte, notamment en cas de conflit de voisinage, professionnel, commercial ou familial. Chacun a ses propres conditions, et les connaître est le point de départ de la défense.
Aujourd’hui, la plupart de ces affaires se prouvent par des messages WhatsApp, des messages vocaux, des e-mails et des publications sur les réseaux sociaux.
Si la personne qui porte plainte est ou a été votre partenaire, ce sont les règles sur les violences conjugales ou intrafamiliales qui s’appliquent : nous traitons ce cas sur abogadaviolenciadegenero.com.
| Comportement | Article | Peine prévue |
|---|---|---|
| Menace d’un mal constituant une infraction, conditionnelle, avec obtention du but recherché | 169.1.º | Prison de 1 à 5 ans (sans l’obtenir, de 6 mois à 3 ans) |
| Menace d’un mal constituant une infraction, non conditionnelle | 169.2.º | Prison de 6 mois à 2 ans |
| Menace conditionnelle d’un mal ne constituant pas une infraction | 171.1 | Prison de 3 mois à 1 an ou amende de 6 à 24 mois |
| Exiger de l’argent sous la menace de révéler des faits de la vie privée | 171.2 | Prison de 2 à 4 ans si le but est atteint ; de 4 mois à 2 ans sinon |
| Menace légère | 171.7 | Amende de 1 à 3 mois |
| Contrainte | 172.1 | Prison de 6 mois à 3 ans ou amende de 12 à 24 mois |
| Contrainte légère | 172.3 | Amende de 1 à 3 mois |
| Harcèlement ou stalking | 172 ter.1 | Prison de 3 mois à 2 ans ou amende de 6 à 24 mois |
| Faux profils ou annonces utilisant l’image d’autrui | 172 ter.5 | Prison de 3 mois à 1 an ou amende de 6 à 12 mois |
Les menaces conditionnelles de l’article 169.1.º sont punies dans la moitié supérieure de la peine lorsqu’elles sont proférées par écrit, par téléphone ou par tout moyen de communication. Si la victime du harcèlement est particulièrement vulnérable en raison de son âge, d’une maladie ou d’un handicap, la peine est de six mois à deux ans de prison.
Les menaces et la contrainte légères ainsi que le harcèlement de l’article 172 ter ne sont poursuivis que si la personne lésée porte plainte. Les menaces conditionnelles graves de l’article 169.1.º relèvent du tribunal avec jury (art. 1.2 de la loi organique 5/1995, Ley Orgánica 5/1995).
Pendant l’enquête, le juge peut prononcer à titre provisoire une interdiction d’approcher la personne plaignante ou de communiquer avec elle (art. 544 bis du Code de procédure pénale, Ley de Enjuiciamiento Criminal), et il peut l’imposer comme peine dans le jugement (art. 57 du Code pénal). Ne pas la respecter aggrave considérablement votre situation.
Toute phrase dure n’est pas une menace au sens pénal, et toute pression n’est pas une contrainte. Les tribunaux apprécient le sérieux du mal annoncé, le contexte et la relation entre les personnes. Voici comment nous préparons votre défense :
De nombreuses plaintes pour menaces légères aboutissent à un procès pour délit léger, très bref, où la loi n’impose pas d’être assisté d’un avocat (art. 967 du Code de procédure pénale). Être bien conseillé évite néanmoins des condamnations que l’on traîne ensuite longtemps. Plus d’informations sur notre page jugements rapides et délits légers.
La plupart de ces peines permettent le sursis à l’emprisonnement si elles ne dépassent pas deux ans, qu’il s’agit d’une première infraction et que la responsabilité civile est réglée (art. 80). Une condamnation pour délit léger ne laisse d’antécédents que pendant six mois après l’extinction de la peine (art. 136), mais une condamnation pour délit moins grave peut figurer au casier pendant deux ou trois ans, ce qui a des conséquences sur les concours, les emplois et les titres de séjour.
Conservez tout : messages, messages vocaux, e-mails, appels, noms des témoins. N’effacez pas les conversations, même si elles vous sont pénibles, et faites-en des copies. Notez les dates et les lieux de chaque épisode de harcèlement : c’est la répétition qui transforme des désagréments isolés en infraction.
Portez plainte au plus vite. Nous vous accompagnons en tant que partie civile, demandons des mesures de protection et une indemnisation pour le préjudice moral subi. N’oubliez pas que les menaces et la contrainte légères se prescrivent par un an (art. 131).
Il peut l’être. Si le message annonce un mal sérieux et crédible, comme une agression ou des dégâts matériels, il relève du délit de menaces, et la loi aggrave les menaces conditionnelles proférées par téléphone ou par écrit. Si la menace est légère, il s’agit d’un délit léger puni d’une amende d’un à trois mois. Le contexte de toute la conversation est déterminant pour l’apprécier.
Dans la menace, on annonce un mal futur pour intimider. Dans la contrainte, on empêche quelqu’un, par la violence, de faire ce que la loi n’interdit pas, ou on l’oblige à faire ce qu’il ne veut pas. Les deux ont des formes légères punies d’une amende. La contrainte de l’article 172.1 du Code pénal est punie de six mois à trois ans de prison ou d’une amende de douze à vingt-quatre mois.
L’article 172 ter du Code pénal punit de trois mois à deux ans de prison ou d’une amende de six à vingt-quatre mois quiconque harcèle autrui de manière insistante et répétée, en le surveillant, en le poursuivant ou en le contactant, au point de perturber sa vie quotidienne. Si la victime est particulièrement vulnérable, la prison est de six mois à deux ans. Les poursuites exigent une plainte de la victime, sauf dans le cadre familial.
Oui. Pendant l’enquête, le juge peut vous interdire à titre provisoire d’approcher la personne plaignante ou de communiquer avec elle s’il l’estime nécessaire pour la protéger (art. 544 bis du Code de procédure pénale). Elle peut aussi être prononcée comme peine dans le jugement. Ne pas la respecter constitue une nouvelle infraction : il convient donc de la contester si elle est disproportionnée, tout en la respectant entre-temps.
Ne contactez pas la personne plaignante et ne répondez pas aux provocations. Conservez l’intégralité de la conversation et toute preuve de l’endroit où vous vous trouviez. Consultez un avocat avant toute déclaration : nous pouvons établir le contexte, contester des captures manipulées et, si la plainte est sciemment mensongère, envisager une plainte pour dénonciation calomnieuse.
Base légale
Besoin d'aide maintenant ?
Sur cette page
Services associés