Défense internationale
En bref
À Alicante et sur la Costa Blanca cohabitent des résidents de nombreuses nationalités et des touristes qui arrivent toute l’année. Lorsque l’un d’eux se retrouve impliqué dans une affaire pénale, à l’angoisse de toute personne arrêtée s’en ajoutent d’autres : ne pas comprendre la langue, ne pas connaître le système espagnol, avoir un vol retour dans quelques jours ou craindre pour son titre de séjour.
Les situations les plus fréquentes sont :
Notre équipe vous répond dans votre langue : anglais, français, allemand, néerlandais, russe, ukrainien, roumain, albanais, arabe et chinois, y compris grâce à notre site dans ces langues. Votre famille peut nous contacter depuis son pays et nous expliquer l’affaire sans intermédiaire.
Un étranger arrêté a les mêmes droits qu’un Espagnol, et quelques autres, prévus à l’article 520 du Code de procédure pénale espagnol (Ley de Enjuiciamiento Criminal) :
Si vous êtes arrêté à l’aéroport, lisez aussi notre guide que faire si vous êtes arrêté à l’aéroport d’Alicante-Elche. Et si vous avez besoin d’un avocat immédiatement, appelez notre service d’avocat pour garde à vue 24 h/24.
Beaucoup d’affaires impliquant des touristes sont traitées en procès rapide (juicio rápido, proche de la comparution immédiate) : infractions punies d’une peine allant jusqu’à cinq ans de prison, ouvertes par un procès-verbal de police, lorsqu’il s’agit par exemple d’infractions flagrantes, de vols simples ou aggravés ou d’infractions contre la sécurité routière (art. 795 LECrim).
Le procès rapide offre une possibilité très importante pour qui doit rentrer dans son pays : l’accord sur la peine au tribunal de permanence (conformidad). Si l’infraction est punie d’une peine allant jusqu’à trois ans de prison, ou d’une amende, que la peine requise, réduite d’un tiers, ne dépasse pas deux ans de prison et que les autres conditions sont remplies, vous pouvez accepter l’accusation et le juge rend son jugement sur-le-champ, en réduisant la peine d’un tiers (art. 801). Dans de nombreux cas, la peine de prison peut en outre être assortie d’un sursis, de sorte que vous pouvez rentrer chez vous avec l’affaire réglée au tribunal de permanence même.
Mais un accord sur la peine est une condamnation. Il est inscrit au casier judiciaire et, si vous êtes résident étranger, il peut avoir de graves conséquences sur votre situation administrative. N’acceptez rien sans que votre avocat ait d’abord évalué s’il existe une défense possible et quels effets aura la condamnation dans votre pays et sur votre droit de séjour. Nous l’expliquons plus en détail dans notre article que se passe-t-il lorsqu’un touriste a affaire à la justice pénale à Alicante.
Lorsqu’un étranger est condamné à une peine de prison de plus d’un an, la règle générale est de la remplacer par l’expulsion du territoire espagnol (art. 89.1 du Code pénal espagnol, Código Penal). Le juge peut ordonner l’exécution préalable d’une partie de la peine, ne dépassant pas les deux tiers, et pour les peines de plus de cinq ans, il peut ordonner l’exécution de tout ou partie de la peine (art. 89.2).
Selon le cas, l’expulsion peut être une issue souhaitée (rentrer chez soi au lieu d’aller en prison) ou ce qui peut vous arriver de pire (perdre la vie que vous avez ici). C’est pourquoi il faut l’aborder dès le début de la défense : une peine d’un an ne permet pas le remplacement par l’expulsion, alors qu’une peine d’un an et un jour le permet.
Indépendamment de la procédure pénale, la loi organique 4/2000 sur les droits et libertés des étrangers (Ley Orgánica 4/2000, dite LOEX) permet d’expulser par procédure administrative l’étranger qui a été condamné, en Espagne ou à l’étranger, pour un comportement intentionnel puni d’une peine de prison supérieure à un an, sauf si ses antécédents judiciaires ont été effacés (art. 57.2). L’expulsion s’accompagne d’une interdiction d’entrée de cinq ans au maximum, ou de dix ans en cas de menace grave (art. 58).
La loi prévoit des protections renforcées pour certains étrangers, comme les résidents de longue durée : avant de les expulser, il faut tenir compte de la durée de résidence en Espagne, des liens créés, de leur âge et des conséquences pour l’intéressé et sa famille (art. 57.5). Cette loi s’applique aux ressortissants de pays extérieurs à l’Union européenne ; les citoyens de l’Union ont leur propre régime, même si la LOEX leur est appliquée dans la mesure où elle leur est plus favorable (art. 1.3).
C’est pourquoi la stratégie pénale d’un résident étranger doit toujours tenir compte de son droit de séjour. Et une fois la peine purgée, il est conseillé de faire effacer le casier judiciaire au plus vite.
Si la justice d’un autre pays de l’Union européenne vous réclame, le mandat d’arrêt européen (orden europea de detención y entrega) est traité par l’Audiencia Nacional dans des délais très courts : vous devez être présenté au juge dans les 72 heures et, dans les 72 heures suivantes, se tient l’audience au cours de laquelle on vous demande si vous consentez à la remise (loi 23/2014, Ley 23/2014, art. 50 et 51). Si vous êtes réclamé par un pays extérieur à l’Union, c’est la loi sur l’extradition passive (Ley de Extradición Pasiva) qui s’applique. Nous l’expliquons en détail sur notre page extradition et mandat d’arrêt européen.
Chaque affaire est différente ; après l’avoir étudiée, nous vous remettons un devis personnalisé et écrit.
Les mêmes qu’un Espagnol et, en plus, un interprète gratuit si vous ne comprenez pas l’espagnol, une information écrite sur vos droits dans une langue que vous comprenez et l’information de votre consulat sur l’arrestation, avec le droit de communiquer avec lui et de recevoir sa visite (art. 520 du Code de procédure pénale espagnol). Vous pouvez aussi garder le silence et choisir votre avocat.
Cela dépend de votre situation procédurale. S’il n’y a ni détention provisoire ni interdiction de sortie du territoire, vous pouvez voyager, mais vous devez rester joignable et vous présenter lorsque vous êtes convoqué. Dans un procès rapide, l’accord sur la peine au tribunal de permanence permet de régler l’affaire avant de rentrer, avec une réduction d’un tiers de la peine. Votre avocat doit d’abord évaluer les conséquences de cette condamnation.
Oui. Si vous êtes condamné à plus d’un an de prison, la peine est en principe remplacée par l’expulsion, sauf si elle est disproportionnée au regard de vos attaches (art. 89 du Code pénal espagnol). En outre, une condamnation pour une infraction intentionnelle punie de plus d’un an de prison est un motif d’expulsion administrative, sauf si les antécédents ont été effacés (art. 57.2 de la loi organique 4/2000).
Seulement dans des cas exceptionnels. L’article 89.4 du Code pénal espagnol limite l’expulsion des citoyens de l’Union à ceux qui représentent une menace grave pour l’ordre public ou la sécurité publique, et impose des conditions supplémentaires s’ils ont résidé en Espagne au cours des dix années précédentes. Les citoyens de l’Union ont en outre leur propre régime administratif, distinct de la loi sur les étrangers.
Si l’expulsion remplace une peine de prison, l’interdiction de retour est de cinq à dix ans (art. 89.5 du Code pénal espagnol). S’il s’agit d’une expulsion administrative, l’interdiction d’entrée ne peut pas dépasser cinq ans, sauf menace grave pour l’ordre ou la sécurité publics, auquel cas elle peut aller jusqu’à dix ans (art. 58 de la loi organique 4/2000).
Oui. Notre équipe vous répond en anglais, français, allemand, néerlandais, russe, ukrainien, roumain, albanais, arabe et chinois, y compris grâce à notre site dans ces langues. Lors des actes de police et de justice, vous avez en outre droit à un interprète gratuit. Votre famille peut nous écrire sur WhatsApp au 607 449 491 depuis n’importe quel pays.
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