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Procédure pénale

Avocat en extradition et mandat d’arrêt européen à Alicante

Si vous cherchez un avocat en extradition à Alicante parce qu’un autre pays vous réclame, nous vous défendons dès l’arrestation et devant l’Audiencia Nacional, qu’il s’agisse d’un mandat d’arrêt européen ou d’une extradition.
Celeste Pérez Bleda - Abogada de Violencia de Género
Relu par Celeste Pérez Bleda, barreau d’Alicante nº 7301 · Mis à jour en octobre 2026
Abogados asistencia al detenido en Alicante

En bref

Si un autre pays de l’Union européenne vous réclame, c’est le mandat d’arrêt européen (orden europea de detención y entrega) qui s’applique (loi 23/2014) : dans les 72 heures, vous êtes présenté à l’Audiencia Nacional et, si vous ne consentez pas à la remise, la décision définitive doit être prise dans un délai de 60 jours, prorogeable de 30 (art. 54). Si vous êtes réclamé par un pays extérieur à l’Union, c’est la loi 4/1985 sur l’extradition passive qui s’applique ; elle interdit d’extrader des ressortissants espagnols et de remettre quiconque sans garanties contre la peine de mort. Ne consentez pas à la remise sans avocat : ce consentement est irrévocable.

Extradition et mandat d’arrêt européen : quelles différences ?

Si un autre pays vous réclame pour vous juger ou pour que vous purgiez une peine, deux procédures sont possibles, selon le pays qui vous réclame :

  • Mandat d’arrêt européen (MAE) (orden europea de detención y entrega, OEDE) : lorsque vous êtes réclamé par un autre État de l’Union européenne. Il s’agit d’une procédure entre juges, rapide et offrant peu de motifs d’opposition. Elle est régie par la loi 23/2014 sur la reconnaissance mutuelle des décisions pénales dans l’Union européenne (Ley 23/2014).
  • Extradition passive : lorsque vous êtes réclamé par un pays extérieur à l’Union. Elle est régie par les traités applicables et par la loi 4/1985 sur l’extradition passive (Ley 4/1985, de Extradición Pasiva), et le Gouvernement y intervient également.

Dans les deux cas, même si vous êtes arrêté à Alicante, à votre domicile sur la Costa Blanca ou à l’aéroport d’Alicante-Elche, la procédure se déroule devant l’Audiencia Nacional, à Madrid. Elle est tranchée par la section d’instruction du tribunal central de première instance (Sección de Instrucción del Tribunal Central de Instancia), l’ancien juge central d’instruction, ou par la chambre pénale (Sala de lo Penal), selon la phase.

Le mandat d’arrêt européen

Quand s’applique-t-il ?

Pour 32 catégories d’infractions (dont le trafic de stupéfiants, l’escroquerie, le blanchiment, la cybercriminalité, le vol organisé ou à main armée et l’homicide), si l’infraction est punie dans le pays qui vous réclame d’une peine maximale d’au moins trois ans, la remise est décidée sans vérifier si les faits constituent également une infraction en Espagne (arts. 20 et 47 de la loi 23/2014). Dans les autres cas, la peine maximale doit être d’au moins douze mois, ou la peine à purger d’au moins quatre mois, et la remise peut être subordonnée au fait que les faits soient punissables en Espagne.

Délais après l’arrestation

  • Dans un délai maximal de 72 heures à compter de l’arrestation, vous devez être présenté au juge central d’instruction (art. 50).
  • L’audition a lieu dans un nouveau délai maximal de 72 heures, en présence d’un avocat et, si nécessaire, d’un interprète. On vous y demande si vous consentez à la remise (art. 51).
  • Si vous consentez, la décision doit être prise dans les 10 jours. Si vous ne consentez pas, une audience se tient dans un délai maximal de trois jours et la décision définitive doit être adoptée dans un délai maximal de 60 jours à compter de l’arrestation, prorogeable de 30 jours (arts. 51 et 54).
  • L’ordonnance rendue par le juge après l’audience peut faire l’objet d’un appel devant la chambre pénale de l’Audiencia Nacional (art. 51.8).

Attention : le consentement à la remise est irrévocable. Il est déconseillé de le donner sans avoir parlé au préalable avec votre avocat.

Motifs d’opposition

La loi impose de refuser la remise, par exemple, si vous avez déjà été jugé définitivement pour les mêmes faits dans un autre État membre (la peine éventuelle ayant été exécutée ou étant en cours d’exécution), si vous avez été gracié en Espagne pour ces faits ou si, en raison de votre âge, vous ne seriez pas pénalement responsable en Espagne (art. 48.1). Elle permet de la refuser, entre autres, si vous faites déjà l’objet de poursuites en Espagne pour les mêmes faits ou si le mandat vise l’exécution d’une peine et que vous êtes espagnol ou résidez en Espagne : la peine peut alors être purgée ici (art. 48.2). Il existe aussi des motifs spécifiques pour les condamnations prononcées par défaut (art. 49).

Si vous êtes espagnol ou résidez en Espagne et que vous êtes réclamé pour être jugé, la remise peut être subordonnée à la condition que, en cas de condamnation, vous soyez renvoyé en Espagne pour y purger votre peine (art. 55.2). Vous avez en outre le droit de désigner un avocat dans le pays qui vous réclame, qui collabore avec votre défense en Espagne (art. 50.3).

L’extradition passive vers des pays extérieurs à l’Union européenne

Selon la loi 4/1985, l’extradition peut être accordée pour des faits punis dans les deux pays d’au moins un an de prison, ou pour l’exécution d’une peine d’au moins quatre mois (art. 2). Elle n’est pas accordée, notamment :

  • Aux ressortissants espagnols (art. 3).
  • Pour des infractions politiques, sous réserve des exceptions légales, ou lorsque le pays qui vous réclame ne garantit pas que la peine de mort ne sera pas appliquée, ni des peines portant atteinte à l’intégrité corporelle ou des traitements inhumains ou dégradants (art. 4).
  • Si la responsabilité pénale est éteinte ou si vous avez déjà été jugé, ou êtes en cours de jugement, en Espagne pour les mêmes faits (art. 4).
  • Si le statut de réfugié (asilado) vous a été reconnu (art. 4).

La procédure comporte une phase gouvernementale et une phase judiciaire. Si vous êtes arrêté sur demande urgente, vous devez être présenté à un juge dans les 24 heures, et la détention provisoire est levée si le pays ne présente pas la demande formelle dans les 40 jours (arts. 8 et 10). Après la comparution et l’audience, l’Audiencia Nacional statue par ordonnance, susceptible d’un recours (recurso de súplica) devant l’assemblée plénière de sa chambre pénale (art. 15). Même si les juges déclarent l’extradition recevable, le Gouvernement peut encore la refuser (art. 6).

Ce que nous faisons si vous êtes arrêté en vertu d’un mandat international

  1. Nous nous rendons au commissariat dès le premier instant et vous expliquons, avec un interprète si nécessaire, quel mandat vous vise et quel pays vous réclame.
  2. Nous vous conseillons avant l’audition, et surtout avant de décider si vous consentez à la remise.
  3. Nous étudions le mandat ou la demande d’extradition : délais, conditions, double incrimination et motifs de refus.
  4. Nous demandons votre mise en liberté assortie de mesures de contrôle, comme l’obligation de se présenter ou le retrait du passeport, plutôt que la détention provisoire.
  5. Nous coordonnons la défense avec l’avocat du pays qui vous réclame et exerçons les recours appropriés.

Si l’arrestation a lieu à l’aéroport ou vous concerne en tant que résident étranger, consultez aussi notre page avocat pénaliste pour étrangers et notre guide que faire en cas d’arrestation à l’aéroport d’Alicante-Elche. Si vous avez besoin d’une assistance urgente, appelez notre service d’avocat pour personnes arrêtées 24 h/24.

Chaque dossier est différent ; après l’avoir étudié, nous vous remettons un devis personnalisé et par écrit.

Questions fréquentes

Dans un délai maximal de 72 heures, vous êtes présenté au juge central d’instruction de l’Audiencia Nacional. Dans un nouveau délai maximal de 72 heures a lieu une audition, avec avocat et interprète, au cours de laquelle on vous demande si vous consentez à la remise. Si vous ne consentez pas, une audience se tient et la décision définitive doit être prise dans les 60 jours suivant l’arrestation, prorogeables de 30 (loi 23/2014).

Pour l’extradition vers des pays extérieurs à l’Union européenne, non : la loi 4/1985 interdit d’extrader des ressortissants espagnols (art. 3). Avec le mandat d’arrêt européen, la remise d’Espagnols est possible, mais si vous êtes réclamé pour purger une peine, elle peut être refusée et la peine exécutée ici, et si vous êtes réclamé pour être jugé, la remise peut être subordonnée à l’exécution en Espagne de la peine prononcée.

Ne le faites pas sans en avoir parlé au préalable avec votre avocat. Le consentement est irrévocable et accélère la remise : le juge doit statuer dans les 10 jours. Il est parfois judicieux, car il évite des mois de détention provisoire en Espagne, mais il faut d’abord vérifier s’il existe des motifs pour s’opposer à la remise ou la soumettre à conditions, comme purger la peine ici.

Pour le mandat d’arrêt européen, uniquement les juges : l’Audiencia Nacional statue et sa décision est susceptible d’appel. Pour l’extradition vers des pays extérieurs à l’Union, juges et Gouvernement interviennent : le Gouvernement décide d’ouvrir la phase judiciaire et, même si l’Audiencia Nacional déclare l’extradition recevable, il peut la refuser pour des raisons de souveraineté, de réciprocité, de sécurité ou d’ordre public (art. 6 de la loi 4/1985).

Oui. Un mandat d’arrêt européen ou une demande d’extradition peut être détecté lors du contrôle des passeports, et l’arrestation peut avoir lieu à l’entrée ou à la sortie du territoire espagnol. Même si l’arrestation a lieu à l’aéroport d’Alicante-Elche, la procédure se déroule devant l’Audiencia Nacional. Demandez un avocat dès le premier instant et ne signez ni n’acceptez rien sans conseil.

Vous avez été arrêté en vertu d’un mandat d’un autre pays ?

Appelez sans attendre le 607 449 491, également sur WhatsApp. Les délais sont très courts : nous intervenons dès le premier instant.
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